Samatran-Village, l’un des quartiers phares de la commune urbaine de Kagbélén, fait face à un sérieux déficit d’infrastructures de base. Entre manque d’écoles et pénurie d’eau potable, le président du conseil de quartier, M. Alseny Camara « Valdo », dresse le bilan de sa gestion, expose les défis majeurs de sa localité et interpelle les autorités supérieures.
Revenant sur l’état dans lequel son équipe a trouvé le quartier lors de sa prise de fonction, M. Alseny Valdo Camara a d’abord mis en avant les efforts fournis pour restaurer l’unité locale : « Quand notre équipe est arrivée à la tête de ce quartier, le 24 octobre 2024, la cohésion sociale tant souhaitée entre les citoyens n’existait pratiquement pas. Nous nous sommes battus corps et âme pour remédier à cette situation afin que ces paisibles citoyens vivent ensemble dans l’harmonie, main dans la main, sans exclusion ethnique ou communautaire. Pour ce faire, nous avons réuni toutes les communautés de notre localité pour partager les postes de responsabilité. Cette démarche inclusive a permis d’intégrer toutes les ethnies de Samatran-Village au sein des bureaux du quartier, des secteurs et des carrés. Grâce à cela, les citoyens parlent aujourd’hui le même langage, celui de la paix et de la prospérité. »
Le président du conseil a également profité de l’occasion pour saluer le travail de l’équipe sortante, notamment pour ses efforts de préservation du domaine public, réitérant son engagement ferme à veiller jalousement sur ces biens collectifs.
Cependant, la préservation des espaces ne suffit pas, encore faut-il les mettre en valeur. C’est le plaidoyer principal que M. Camara lance aujourd’hui aux autorités compétentes, en énumérant les maux qui asphyxient Samatran-Village à savoir : l’enclavement des voiries intérieures, le manque criant d’infrastructures scolaires et le problème d’accès à l’eau.
« Nous n’avons qu’une seule école publique de six classes pour une population de plus de 20 000 habitants », déplore le chef de quartier.
À cette crise éducative s’ajoute l’absence d’un réseau d’adduction d’eau potable. Une situation qui pousse les résidents à trouver des solutions d’urgence, non sans risques : « Cela a entraîné la multiplication incontrôlée des forages privés, sans que l’on se soucie des conséquences environnementales et sanitaires liées à cette pratique », s’inquiète-t-il.
Tout n’est pas sombre pour autant. Le président du conseil de quartier a tenu à exprimer sa gratitude envers le Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, ainsi qu’envers son gouvernement pour l’attribution d’un projet de construction d’un centre de santé amélioré en faveur de Samatran-Village.
Pour conclure, M. Alsény Valdo Camara a lancé un vibrant appel à ses administrés, les exhortant à continuer de préserver la paix. Car, rappelle-t-il, sans elle, aucun développement harmonieux et durable n’est possible.
Abdoulaye Keita