Nichée dans une zone à forte vocation rurale, la communauté de M’bolo se distingue par son attachement à l’agriculture et à l’élevage, deux activités qui constituent les principaux piliers de son économie locale. Dès les premières heures de la journée, les champs s’animent tandis que les troupeaux prennent le chemin des pâturages, illustrant le rythme de vie de cette population laborieuse.
Les habitants de M’bolo cultivent principalement le maïs, le mil, le sorgho, l’arachide et diverses cultures maraîchères destinées aussi bien à la consommation familiale qu’à la commercialisation sur les marchés environnants. L’élevage de bovins, d’ovins, de caprins et de volailles représente également une importante source de revenus et contribue à la sécurité alimentaire des ménages.
Selon les notables de la localité, cette complémentarité entre agriculture et élevage est un héritage transmis de génération en génération. Les résidus de récolte servent à nourrir le bétail pendant la saison sèche, tandis que le fumier des animaux est utilisé pour enrichir les terres agricoles, favorisant ainsi une production plus durable.
Malgré ce potentiel, les habitants de M’bolo font face à plusieurs défis, notamment les aléas climatiques, le manque d’infrastructures de stockage, l’accès limité aux équipements agricoles modernes et les difficultés d’approvisionnement en eau pour le bétail. Ces contraintes freinent parfois le développement des activités agropastorales. Les enjeux liés à la gestion des terres et à la coexistence entre agriculture et élevage sont d’ailleurs largement reconnus dans plusieurs pays de la région, où des initiatives encouragent une meilleure organisation des espaces agropastoraux et le dialogue entre les communautés.
Malgré ces difficultés, les habitants demeurent résilients. Plusieurs jeunes s’investissent dans les activités agricoles et pastorales, convaincus que le développement de leur communauté passe par la valorisation des ressources locales. Les femmes, quant à elles, jouent un rôle essentiel dans la transformation et la commercialisation des produits agricoles, participant activement à l’économie familiale.
Pour les populations de M’bolo, l’avenir repose sur un meilleur accompagnement des producteurs, la modernisation des pratiques agricoles, l’amélioration des infrastructures rurales et un accès facilité aux marchés. Autant d’initiatives qui permettraient à cette communauté d’exploiter pleinement son potentiel et de renforcer sa contribution au développement local.
Témoignage d’un sage de M’bolo: « Depuis notre enfance, nous avons appris que la terre et le bétail sont les plus grandes richesses de notre communauté. Nos parents nous ont transmis le savoir-faire agricole et les techniques d’élevage que nous continuons d’enseigner à nos enfants.
À M’bolo, agriculteurs et éleveurs vivent dans un esprit de solidarité. Pendant la saison des pluies, chacun se consacre aux travaux champêtres. Après les récoltes, les résidus des cultures servent à nourrir les animaux, tandis que le fumier du bétail fertilise les champs. C’est un équilibre qui nous permet de vivre depuis des générations.
Aujourd’hui, nous faisons face à de nouveaux défis : les changements climatiques, la baisse des rendements et le manque de moyens modernes. Malgré cela, nous gardons espoir. Nous souhaitons que les autorités et les partenaires accompagnent davantage les producteurs afin que nos jeunes restent au village et continuent à valoriser nos terres.
Notre plus grand souhait est que M’bolo demeure une communauté unie, où l’agriculture et l’élevage continueront d’être les fondements du développement et du bien-être de nos familles. »

Envoyé spéciale
Ibrahima Sory Bangoura