​L’annonce par le Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) de la rentrée scolaire fixée au 25 septembre 2025 a suscité un cri de cœur au sein de la population. Ce mécontentement s’explique principalement par les difficultés financières que rencontrent les familles, ainsi que par d’autres préoccupations majeures.
​La rentrée scolaire représente en effet un lourd fardeau financier pour de nombreux foyers guinéens. Les coûts liés aux fournitures, aux uniformes et aux frais d’inscription ou de réinscription sont souvent jugés exorbitants par les parents.
​L’annonce de cette date, en plein mois de septembre, est perçue comme un manque de considération pour la situation économique du pays. De nombreux parents d’élèves craignent de ne pas pouvoir faire face à ces dépenses, ce qui pourrait potentiellement retarder la scolarisation de leurs enfants.
​Bien que le ministère ait rappelé que les frais d’inscription et de réinscription sont plafonnés, la réalité sur le terrain reste préoccupante. Dans certaines écoles, notamment privées, des parents s’inquiètent de pratiques de racket ou de l’ajout de frais supplémentaires non autorisés.
​À ces difficultés s’ajoutent d’autres préoccupations importantes. La date du 25 septembre coïncide avec le pic de la saison des pluies en Guinée. Des acteurs de la société civile ont déjà exprimé leur inquiétude quant à la sécurité des enfants durant cette période de fortes précipitations.
​Enfin, des questions plus larges concernant le système éducatif guinéen sont également soulevées. La situation des enseignants contractuels, l’état des infrastructures scolaires et la qualité de l’enseignement sont des défis structurels que la population espère voir résolus pour garantir une rentrée scolaire plus sereine et plus efficace pour tous.
la rédaction