En ce début d’année 2026, le paysage socio-économique de la Guinée est marqué par un contraste saisissant, d’un côté, les grandes ambitions de réformes portées par le Président Mamadi Doumbouya et le CNRD, et de l’autre, la réalité quotidienne de plus en plus difficile pour les ménages. Au centre de ce combat pour la survie, les femmes guinéennes, véritables piliers de l’économie informelle et gardiennes du foyer, élèvent la voix pour demander des mesures concrètes.
Dans les travées du marché de Madina à Conakry, comme dans ceux de Kankan ou de Labé, le constat est le même : les prix des denrées de première nécessité (riz, huile, oignon, sucre) connaissent une volatilité qui fragilise les plus démunis.
Malgré les efforts de régulation, l’inflation pèse lourdement sur le pouvoir d’achat. Les femmes, qui gèrent le budget quotidien, sollicitent une intervention directe du Chef de l’État pour : Renforcer le contrôle des prix sur les marchés pour éviter la spéculation ; subventionner davantage les produits de base pour les rendre accessibles aux familles à revenus modestes ; faciliter l’acheminement des produits agricoles des zones de production vers les centres urbains afin de réduire les coûts de transport…
Au-delà de l’urgence alimentaire, c’est la question de l’autonomie financière qui préoccupe. Les femmes guinéennes ne demandent pas seulement de l’aide, elles demandent des opportunités. L’appel lancé au Président Doumbouya porte sur deux axes majeurs : ‘accès au crédit pour la mise en place de fonds de garantie ou de micro-crédits à taux réduit pour permettre aux femmes entrepreneurs de développer leurs activités.
L’insertion professionnelle pour la création d’emplois durables pour la jeunesse, afin de soulager les mères de famille qui, souvent, portent seules la charge de grands enfants diplômés mais sans emploi.
« Nous soutenons les réformes, mais nous avons besoin que le changement se ressente dans nos assiettes et dans l’avenir de nos enfants » disent-elles.
Le Président Mamadi Doumbouya a placé le social au cœur de son programme pour 2026. La réponse aux sollicitations des femmes sera déterminante pour maintenir le climat de confiance. Les observateurs s’accordent à dire que la réussite de la transition dépendra de la capacité du gouvernement à transformer les indicateurs macroéconomiques en bien-être palpable pour la population.
La construction d’infrastructures routières et la réforme du secteur minier sont des avancées saluées, mais l’attente est désormais focalisée sur la justice sociale et la redistribution des richesses.
Les femmes de Guinée, par leur résilience, restent l’espoir du pays. En répondant à leur appel pour la baisse des prix et la création d’emplois, le pouvoir actuel pourrait consolider durablement la paix sociale.
La rédaction




