La matinée du mercredi, 10 décembre 2025 a été le théâtre d’une nouvelle flambée de violence en milieu scolaire dans la zone de Dabompa. Pendant près d’une demi-heure, les élèves du Collège public moderne de Dabompa et ceux des écoles privées François-Mitterrand et Notre Mère Plus, toutes situées dans le même périmètre derrière le nouveau commissariat central, se sont affrontés violemment, semant le chaos et la confusion.
Les incidents ont éclaté ce mercredi matin aux alentours des établissements. Selon plusieurs témoins, les élèves du Collège public auraient initialement érigé une barricade sur le chemin menant aux écoles privées. L’objectif : empêcher leurs camarades du privé de rejoindre leurs salles de classe. La situation a rapidement dégénéré en un véritable champ de bataille lorsque les collégiens et lycéens du public ont commencé à lancer des pierres pour disperser leurs rivaux.
La riposte des élèves des écoles privées ne s’est pas fait attendre, transformant la zone en un lieu d’affrontement généralisé.
Les conséquences de ces échauffourées ont été immédiates et importantes. La circulation a été totalement paralysée sur des axes majeurs, notamment l’autoroute et la transversale T8, juste après le rond-point de Dabompa.
Sous les yeux de quelques agents de la Gendarmerie et de la Police présents sur les lieux, mais également de nombreux piétons, commerçants et vendeurs ambulants, les jeunes continuaient à se poursuivre, échangeant des jets de projectiles. Un slogan des élèves du public est revenu avec insistance, soulignant la tension du moment : « Ils ne vont pas étudier aussi ! »
Au moment de la rédaction de cet article, aucune victime grave, ni blessé sérieux ni mort n’a été signalée.
Cependant, cette nouvelle vague de violences scolaires intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par une grève persistante et d’autres incidents. Elle met en lumière une fois de plus l’urgence d’une résolution politique et sociale.
Face au risque d’une escalade encore plus dangereuse, il devient impératif que l’État et les centrales syndicales trouvent un terrain d’entente rapide. La sécurité et la sérénité du milieu éducatif de Conakry dépendent d’une réaction immédiate pour éviter que de telles scènes de chaos ne se reproduisent.
La rédaction




