Le paysage politique guinéen est désormais clarifié. Par une note de service signée de son Directeur général adjoint, M. Georges Abraham Sorry, la DGE a transmis aux commissions de réception des candidatures le répertoire des partis « conformes aux dispositions légales ». Cette liste de 89 sigles constitue désormais l’unique référentiel pour les prochaines échéances électorales.
C’est le fait majeur de cette publication : le mouvement GMD – Bâtir Ensemble ne figure pas au registre. Faute de disposer du statut légal de parti politique, cette organisation se voit fermer les portes d’une partie de la compétition.
En vertu de l’article 105 de la Constitution, seuls les partis officiellement agréés peuvent briguer les 49 sièges à pourvoir au scrutin de liste nationale (représentation proportionnelle). En l’état actuel, le mouvement présidentiel est donc techniquement disqualifié de cette course nationale.
Si l’accès à la liste nationale est verrouillé, tout n’est pas perdu pour les soutiens du pouvoir. Le cadre juridique permet encore aux membres du GMD de se présenter sous la bannière de candidatures indépendantes. Ces dernières restent recevables pour le scrutin majoritaire, qui concerne les 98 sièges répartis entre les circonscriptions uninominales et plurinominales.
Les 89 formations retenues par la DGE se répartissent en plusieurs blocs historiques et idéologiques, parmi lesquels:
Les Alliances et Fronts : On y retrouve des acteurs clés tels que le Bloc Libéral (BL), l’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR) ou encore les Forces Patriotiques pour la Démocratie et le Développement (FPDD).
Les Mouvements Citoyens : Des formations comme le MoDeL, le PEDN de Lansana Kouyaté, ou encore la Nouvelle Génération pour la République (NGR) confirment leur ancrage légal.
Cette clarification intervient à un moment charnière du calendrier électoral. En fixant ainsi les règles du jeu, la DGE entend éviter toute contestation lors du dépôt des dossiers de candidature. Pour les observateurs, cette décision redessine les contours de la compétition : elle oblige les mouvements non structurés en partis à des alliances de dernière minute ou à la prise de risque du scrutin majoritaire en indépendant.
La course vers l’Assemblée nationale est désormais officiellement lancée, avec des règles du jeu qui ne laissent plus place à l’improvisation.
La rédaction



