Récemment nommé à la tête du département de la Jeunesse et des Sports, Mamadou Cellou Baldé entend insuffler une nouvelle dynamique à la gouvernance sportive guinéenne. En affirmant sa volonté de rompre avec le tout-football, le nouveau ministre place son mandat sous le signe de l’inclusion et de la diversification.
Lors de sa première sortie officielle ce week-end, Mamadou Cellou Baldé a tenu à clarifier sa feuille de route. Installé dans ses fonctions le 4 février 2026 en succession de Kéamou Bogola Haba, il a profité de la 3ème édition de la Journée des sports de combat, tenue le 7 février sur l’esplanade du stade du 28 Septembre, pour marquer les esprits.
« Je ne serai pas le ministre de la Jeunesse et du seul football, mais le ministre de la Jeunesse et de l’ensemble des disciplines sportives de notre pays », a-t-il martelé.
Pour le ministre, le rayonnement international de la Guinée ne doit plus reposer uniquement sur le ballon rond. En mettant à l’honneur la boxe, le judo ou encore le karaté, il a souligné que ces disciplines constituent des viviers de médailles et de prestige pour la nation. Cette approche marque une rupture nette avec les politiques antérieures, souvent critiquées pour leur concentration disproportionnée sur une seule discipline.
Pour traduire cette ambition en actes, Cellou Baldé a exhorté les acteurs du monde sportif à une collaboration étroite avec l’État. Ses priorités sont claires : la modernisation des infrastructures sportives à travers le territoire ; le renforcement de la formation pour les encadreurs et les athlètes ; la promotion des talents locaux pour faire du sport un véritable levier de cohésion sociale et de développement économique.
En posant les jalons d’une gouvernance équilibrée, Cellou Baldé suscite l’espoir chez de nombreux sportifs de l’ombre. Le défi reste désormais de transformer cette volonté politique en résultats tangibles, afin que chaque jeune talent, quelle que soit sa spécialité, puisse bénéficier du soutien de la République.
Ibrahima Sory Bangoura




