À la veille du retour en classe des élèves, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Jean Paul Cédy, a annoncé ce vendredi 2 janvier 2026 un ajustement du calendrier scolaire. Une décision stratégique visant à rattraper les trois semaines d’interruption liées au processus électoral.
Après vingt-et-un jours de congés exceptionnels décrétés pour permettre la tenue de l’élection présidentielle, le système éducatif guinéen s’apprête à redémarrer ses moteurs. Toutefois, ce retour ne se fera pas sans ajustements.
C’est une déclaration officielle, le département dirigé par Jean Paul Cédy a précisé que ce « léger réaménagement » est impératif pour « s’adapter aux normes d’enseignement apprentissage ». Bien que les détails techniques de ce nouveau calendrier n’aient pas encore été totalement dévoilés, il s’agit pour le gouvernement de garantir le respect du quantum horaire indispensable à la validation de l’année scolaire et à la tenue des examens nationaux.
Cependant, l’optimisme du ministère se heurte à une réalité sociale complexe. Si les autorités appellent à une « reprise effective » dès ce lundi 5 janvier 2026, le mot d’ordre ne fait pas l’unanimité. Une frange du syndicat de l’éducation a déjà fait planer l’ombre d’un boycott.
Ces partenaires sociaux, qui réclament vraisemblablement de meilleures conditions de travail ou le respect d’accords antérieurs, pourraient perturber le calendrier de reprise. Face à cette menace, le ministère multiplie les appels à la responsabilité, invitant « l’ensemble des acteurs et partenaires du système éducatif à s’engager pleinement ».
Pour les parents d’élèves et les encadreurs, la journée de lundi fera figure de test de fiabilité pour le gouvernement. Deux défis majeurs se profilent :
Le défi logistique : S’assurer que tous les élèves retrouvent le chemin des classes de manière synchronisée.
Le ministère a conclu son communiqué en insistant sur la nécessité d’une collaboration étroite entre tous les maillons de la chaîne éducative pour assurer une année scolaire sereine, malgré les soubresauts du calendrier politique.
La Rédaction




