C’est une ambiance de fête qui a accueilli, samedi, 20 décembre à Bonouma, la délégation gouvernementale conduite par le premier ministre, Amadou Oury Bah. Le coup d’envoi des travaux de la Route Nationale 11 (RN11) n’est pas qu’une simple cérémonie de plus, c’est la promesse de la fin d’un calvaire pour des milliers de citoyens et d’opérateurs économiques.

Ce tronçon, qui reliera N’Zérékoré à la frontière libérienne via Yomou, s’inscrit directement dans l’axe 3 du programme national Simandou 2040. L’objectif est clair : moderniser les infrastructures pour soutenir une croissance durable. Outre la route principale, le projet inclut la construction de six ponts et le bitumage de 27 km de voiries urbaines à N’Zérékoré.
Pour le Premier ministre, l’enjeu est avant tout une question de justice sociale : « Depuis l’indépendance en 1958, c’est la première fois qu’un gouvernement lance les travaux reliant la capitale régionale à Yomou et au Libéria. Le gouvernement de transition ne fait que rendre justice aux populations d’une des régions les plus riches de notre République », a déclaré Amadou Oury Bah.

Le Ministre des Infrastructures et des Travaux Publics, Laye Sékou Camara, a profité de l’occasion pour mettre la pression sur les entreprises exécutantes. En prônant l’excellence, il a lancé un véritable défi patriotique : « Je veux que cette route soit la plus belle de Guinée. Montrez que l’expertise 100% guinéenne est capable d’excellence. »

Du côté des entreprises, l’engagement semble total. M. Hervé, représentant de l’entreprise chargée des travaux, a assuré que les normes environnementales seraient scrupuleusement respectées, tout en privilégiant le recrutement de la main-d’œuvre locale pour stimuler l’emploi immédiat dans les villages riverains.

Au-delà de l’aspect technique, c’est l’impact humain et économique qui suscite l’enthousiasme. Jules Delamy, président de la délégation spéciale de Bonouma, et le Gouverneur de N’Zérékoré, Moussa Condé, s’accordent sur un point : la RN11 est un lien vital.
Les bénéfices attendus sont multiples : la sécurité routière accrue pour les usagers, l’écoulement facilité des produits agricoles vers les marchés régionaux et transfrontaliers, et l’accès rapide aux centres de santé et aux écoles.
En connectant plus efficacement la Guinée au Libéria, ce projet renforce la position stratégique de la Guinée Forestière comme carrefour commercial de la sous-région. Sous la supervision de l’AGEROUTE Guinée S.A, le chantier est désormais lancé, avec l’espoir de voir émerger, d’ici quelques mois, une infrastructure résiliente au service du développement national.

BIS