Le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération a officiellement convoqué mercredi l’ambassadeur des Etats-Unis, Leo Brent Bozell III, à la suite d’une série de remarques incendiaires qui ont considérablement tendu les relations bilatérales.
Le ministre des Relations internationales et de la Coopération, Ronald Lamola, a confirmé lors d’une conférence de presse que M. Bozell avait été convoqué pour s’expliquer sur des « remarques non diplomatiques » qui ignoraient les protocoles établis et la souveraineté judiciaire.
M. Lamola a souligné que, bien que l’Afrique du Sud soit favorable à une diplomatie publique active, les envoyés étrangers doivent respecter l’étiquette internationale et la souveraineté du pays.
S’exprimant mardi lors d’une réunion dans la province du Cap-Occidental, en Afrique du Sud, M. Bozell a accusé le gouvernement sud-africain, dirigé par le Congrès national africain (au pouvoir), de pratiquer une « discrimination raciale » à l’encontre des blancs.
Il a également critiqué la participation de l’Afrique du Sud au mécanisme des BRICS, sa plainte contre Israël devant la Cour internationale de justice et ses relations amicales avec l’Iran.
Les remarques de M. Bozell ont suscité de vives critiques en Afrique du Sud. Les Combattants pour la liberté économique (Economic Freedom Fighters, opposition) ont appelé le gouvernement à déclarer M. Bozell persona non grata et à l’expulser du pays.
Depuis le retour de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis en janvier 2025, les relations entre les Etats-Unis et l’Afrique du Sud sont restées tendues sur les fronts politique, économique et diplomatique.
En mars 2025, M. Trump a nommé l’activiste conservateur M. Bozell, un critique de longue date du Congrès national africain au pouvoir en Afrique du Sud, au poste d’ambassadeur des Etats-Unis en Afrique du Sud. M. Bozell est arrivé dans le pays en février de cette année pour prendre ses fonctions.
Xinhua