Le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a entamé depuis hier, la présentation des rapports sur l’évaluation des partis politiques. Des travaux qui se sont poursuivis ce mercredi, 30 octobre à travers un tête entre les institutions républicaines, le département, son cabinet et la directrice  nationale des affaires politiques et de l’administration electorale.
Aux sortir de la salle, multiples questions ont été posées aux acteurs. En réponse, le ministre de l’administration du territoire et de la decentralisation, Ibrahima Khalil Condé a exprimé : « nous avons reçu une feuille de route du premier ministre chef du gouvernement Amadou Oury Bah dans laquelle il a été prévue la réforme politique dans notre pays. Et cette réforme politique va nous conduire à l’assainissement total des partis politiques en République de Guinée… »
Parlant de la classification des partis politiques, le ministre, Ibrahima Kalil Condé a précisé : « A un moment donné, on n’était au nombre de 250 partis politiques, mais à date les partis politiques qui se sont prêtés à l’exercice de l’évaluation  qu’on a organisé sont au nombre de 211. Et ces 211, dès après l’évaluation ont été classés par catégorie dont entre autres :Une première catégorie est un groupe qui n’a jamais existé depuis trois ans. Il n’ont aucun représentant, aucun contact, aucun siège. Ils n’ont assisté à aucune activité politique sur la scène nationale. Aujourd’hui, après cette évaluation, ils sont au nombre de 53.
Pour la deuxième catégorie, ce sont les partis politiques non évalués qui ont des répondants, des sièges, des contacts et qui ont la chance pour une deuxième fois d’être reçus par la commission en charge d’évaluation de ces partis qui vont se prêtés au mêmes questions. Une séance également sera organisée pour eux.
La troisième catégorie ce sont des partis politiques qui ont été mis en observation et ils ont trois mois pour se mettre en ordre.
Pour la quatrième catégorie des partis politiques, ce sont également des partis politiques qui ont été suspendus et ont 4 mois pour corriger les imperfections constatées par la commission d’évaluation des partis politiques » a-t-il décortiqué.
Il a également rappelé : « Depuis l’avènement du multipartisme en République de Guinée, il n’y a jamais eu une évaluation des partis politiques, or, ils sont régis par une loi par la charte des partis politiques…Et nous avons fait des constats que certains partis politiques s’érigent en entreprise. Aujourd’hui, ils peuvent dissoudre, exclure même leurs membres sans aucun congrès, il y a une loi qui prévoit que toutes les décisions des partis politiques doivent être appréciées par un congrès, mais fort malheureusement chez nous, il y’a des partis politiques qui ne tiennent même pas des congrès. Aujourd’hui, vous qui voulez gérer ce pays, vous ne respectez pas votre statut, alors comment vous pouvez diriger votre  propre pays » s’interroge t-il.
De son côté, la directrice nationale des affaires politiques et de l’administration électorale en République de Guinée, Mme. Zénab Touré a rappelé le bien fondé de cette rencontre entre les institutions nationales et internationales pour leur faire part du contenu de ce rapport, avant de souligner : « Quand vous travaillez sur un résultat, il faut forcément le vulgariser. Pour le faire, il faut tenir compte non seulement de l’ensemble des acteurs du processus électoral, mais également l’ensemble des parties prenantes qui nous accompagnent. Aujourd’hui, nous sommes entrain d’assainir l’espace politique au sein de notre pays pour qu’il y ait des élections justes, équitables transparentes dans notre pays. Parce que, qui dit élection fait forcément allusion à l’implication de tout le peuple de Guinée et l’implication de toutes les parties prenantes qui nous accompagnent dans ce processus » a noté Mme. Camara Zénab Touré
Pour ce qui est de la subvention des partis politiques, Madame Camara Zénab Touré a précisée : « Il y’a des règles et de la conditionnalité qui prouvent que si vous si l’appliquer, vous n’allez pas voir dix partis politiques qui ont droit à une subvention dans notre pays. La loi vous demande est ce que vous avez participé à une élection nationale au sein de votre pays. Aujourd’hui, pour comprendre les choses, il faut lire le texte pour accéder à ces financements. La subvention qui sera donnée à ces partis politiques ne sera jamais au nom d’un individu, mais plutôt à un parti politique » conclut-elle.
                      Naby Moussa Soumah