L’État guinéen à travers le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation a entamé depuis quelques jours, le recensement général des citoyens à vocation d’État civil sur l’étendue du territoire national. A Bentourayah dans la commune urbaine de Manéah, le processus suit son cours normal grâce à l’implication des autorités locales.
Pour s’enquérir des réalités sur le terrain, notre reporter s’est rendu au quartier Bentourayah plateau pour constater les conditions dans lesquelles cette opération se déroule.
Rencontré pour la circonstance, un agent recenseur du nom d’Aboubacar Chérif Diakité a souligné que les autorités locales ont, depuis le lancement officiel des activités, déployées trois machines pour le recensement.
« On a choisi deux pour recenser les citoyens et une pour les étudiants de l’école régionale des arts et métiers de Coyah. Le bureau de quartier a pris toutes les dispositions nécessaires  pour le bon déroulement du processus à Bentoureyah. Chaque jour, nous travaillons de 8 h à 17 h, parfois jusqu’à 19 h 30 mn . Cela a permis à chaque agent de recenser plus 100 personnes par jour.  On a aussi des petits soucis au niveau des personnes qui ont  de l’extrait de naissance non égal. Mais, le président du quartier se bât  pour résoudre ce problème . Ici nous faisons ce recensement conformément aux consignes données par l’État. Nous favorisons également les personnes âgées, les malades,  les femmes en enceintes et les nourrices ».
Le directeur de l’école régionale des arts et métiers de Coyah, Kabinet Doumi est revenu sur la nécessité de recensement des apprenants de son établissement qui regorge en son sein trois directions.
Mais en amont, des explications sur le bien fondé de cette opération de recensement ont été faites aux apprenants. Cela, pour leur permettre d’avoir des informations sur le processus afin de favoriser le bon déroulement de cet acte citoyen.
Le Chef de quartier de Bentourayah plateau, Moussa Camara a remercié le Président de la République, le Général d’Armée, Mamadi Doumbouya et le gouvernement guinéen pour avoir initié ce recensement à vocation d’État civil en Guinée. Raison, pour laquelle, compte tenu de l’importance que cela représente chez les citoyens, des opérations de sensibilisation ont été faites.
« On a négocié la cour de l’école professionnelle pour gagner un grand espace pour pouvoir recenser les citoyens avec moins de difficulté. Chaque jour, je viens ici à 6 h du matin de donner les tickets jusqu’à plus 300 de personnes pour éviter de désordre. Cela a incité certains citoyens des quartiers voisins à venir se faire recenser chez nous. Mais, le grand souci qui se pose à présent est que beaucoup de citoyens n’ont pas de documents leur permettant de se faire recenser. C’est pourquoi, nous sollicitons auprès de l’état de rallonger la date butoir du 30 Mai 2025 » a-t-il souhaité.
Abdoulaye Keita