La Directrice Nationale adjointe des Transports Terrestres ( DNTT) Madame Bah Madina Diawara a accordé en ce début du mois Saint de Ramadan un entretien à notre rédaction. Objectif, de la rencontre, parler de l’évolution des revendications depuis la création de la journée des femmes par l’ONU en 1977, célébrée chaque 8 Mars, le difficile accès des femmes à des postes de responsabilité malgré des compétences égales avec des hommes, et aussi des freins spécifiques qui empêchent les femmes lorsqu’elles cherchent des financements pour leurs projets et bien d’autres questions.
Répondant aux questions combien importantes, la directrice nationale adjointe des transports terrestres a mis l’occasion à profit pour dire ceci « Oui, les revendications ont  beaucoup évolué. Aujourd’hui, si ces fondements restent essentiels, les revendications se sont enrichies dont notamment, l’égalité salariale réelle et non seulement formelle. L’accès effectif à l’emploi, et aux ressources productives, la lutte contre les violences basées sur le genre, l’autonomisation économique et surtout le  leadership politique. Et globalement, on passe d’une revendication d’égalité en droit à une exigence d’égalité en résultats concrets et de justice sociale » a rappelé Madame Bah Madina Diawara.
Sur la question relative aux compétences égales, l’accès aux postes de haute direction qui reste difficile pour les femmes? La directrice Nationale des Transports Terrestres a souligné, plusieurs facteurs structurels qui expliquent ce phénomène liés aux biais institutionnels, les processus de recrutement et de promotion qui valorisent souvent des critères implicites favorables aux hommes.
Pour elle, Rôles sociaux et responsabilités familiales sont à majorité des femmes qui  assument  les charges domestiques et parentales, ce qui limite leur disponibilité perçue pour des postes exigeants. A célà s’ajoutent le manque de réseaux professionnels avec l’accès à des réseaux d’influence, mentors et sponsors est encore moins fréquent pour les femmes. Et elles sont souvent jugées plus sévèrement que les hommes pour les mêmes comportements assertifs ou ambitieux.
Pour la directrice nationale adjointe d’autres situations empêchent les femmes de grandir notamment avec l’insuffisance de politiques actives, peu d’organisations ont des plans clairs de promotion de l’égalité des chances ou des quotas efficaces. C’est pourquoi dit-elle, même avec des compétences égales, la combinaison de ces obstacles institutionnels et culturels réduit l’accès des femmes aux postes de haute direction.
Quand à la question relative aux freins spécifiques que rencontrent les femmes lorsqu’elles cherchent des financements pour leurs projets, Madame Bah Madina Diawara a précisé que les femmes rencontrent des obstacles spécifiques à l’accès au financement entrepreneurial, le moindre accès aux garanties et actifs.
Dans de nombreux contextes, les femmes détiennent moins de biens enregistrés à leur nom, limitant leur capacité à offrir des garanties. Biais des institutions financières
Des préjugés sur la capacité des femmes à gérer des entreprises créent des conditions de prêt plus strictes ou des refus. Le manque de réseaux d’investisseurs et aussi la sousreprésentation des femmes dans les cercles d’investisseurs, ce qui réduit les opportunités d’accès à des fonds privés ou de capital-risque. A réitéré la DNA. La directrice nationale adjointe a aussi souligné quelques difficultés que rencontrent les femmes dont la moindre expérience de financement formel ce qui fait que les femmes ont souvent moins d’expérience en matière de relations bancaires ou de préparation de dossiers financiers. Un autre aspect s’ajoute à leur problème dont la charge familiale, les responsabilités domestiques réduisent aussi le temps à consacrer à la structuration, l’amélioration ou la commercialisation de leurs projets.
Rappelant que cumulés, ces freins limitent l’accès des femmes non pas à cause d’un manque de talent, mais à cause de contraintes structurelles et discriminations implicites. A conclu la directrice nationale adjointe des Transports Terrestres.
Naby Moussa Soumah