Pour libérer les emprises publiques de la capitale, le Gouvernorat de la ville de Conakry a aménagé le marché de Fassia, situé dans la commune urbaine de Sanoyah. Si le site de plus de 4 hectares offre une solution de relocalisation, l’afflux massif de vendeurs dépasse désormais les capacités d’accueil initiales.
Relocalisés sur ce site pour poursuivre leurs activités commerciales, de nombreux vendeurs ont exprimé leur gratitude envers les autorités. Cependant, la satisfaction laisse place à des préoccupations logistiques majeures. Outre le manque de places, les commerçants pointent du doigt la gestion des déchets et l’absence d’infrastructures de drainage des eaux de pluie.

Sayon Mara, vendeuse de fruits, témoigne de la situation : « Nous commençons à bien écouler nos marchandises. Cependant, nous redoutons les intempéries, dès qu’il pleut, les eaux de ruissellement envahissent les lieux, au grand dam des riverains et des vendeurs. »
De son côté, Guidon Barry, également marchande, sollicite une intervention urgente de l’État pour la construction de hangars, de latrines publiques et l’accès à l’eau potable.
Prévu initialement pour accueillir les commerçants déguerpis du marché du KM 36, le site de Fassia est aujourd’hui submergé par une demande provenant de tout le Grand Conakry.
Selon l’administrateur adjoint du marché, M. Mamadouba Oury Baldé, l’affluence est quotidienne : « Les gens viennent de partout, Entag, Enco 5, Tannerie, Madina et même Dubréka. Le nombre de demandeurs dépasse largement celui des places disponibles. »
Pour pallier ce déficit de places, M. Baldé interpelle les autorités supérieures. Il suggère une opération de récupération au sein même du périmètre du marché : « Il est nécessaire de récupérer les magasins transformés en dortoirs ou en débits de boisson, ainsi que les espaces publics occupés illégalement. Cela permettrait d’augmenter la capacité d’accueil et de soulager ces nombreux vendeurs en attente. »
Abdoulaye Keita





