Dans le pilier 1 de Simandou 2040, dont figurent l’agriculture, l’industrie, l’alimentaire et le commerce qui passent forcement par une transformation des projets de reformes afin de garantir une transformation productive et la modernisation du commerce et aussi l’amélioration du cadre d’investissement. C’est à ce titre que le ministère de l’Industrie et du Commerce a procédé ce mardi au lancement des projets reformes du Pilier 1 ici à Conakry. La cérémonie a connu la présence du cabinet présidentiel, des membres du gouvernement et des cadres massivement mobilisés pour la circonstance.
A cette occasion, le représentant d’Enabel en Guinée a salué l’effort du gouvernement guinéen à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce pour les efforts engagés pour la mise en oeuvre des projets porteurs de croissance économique dans la vision Simandou 2040 sous le leadership du president de la République.
Prenant la parole, la ministre du Commerce et de l’Industrie Fatima Camara a mis l’occasion à profit à l’occasion de ce lancement pour rappelé ceci » ce que nous lançons ici n’est pas une déclaration d’intention. C’est le début d’un chantier national structuré et ambitieux. Celui de la transformation industrielle et commerciale de la Guinée, porté par le programme Simondou 2040, sous la direction du Président de la République et sous la coordination du premier ministre ».
Pour elle, la Guinée a exporté ses matières premières sans transformation locale, limitant ainsi la création de valeurs, l’emploi et le développement de ses territoires. Ce temps est révolu. Notre pays, désormais, un choix d’un autre modèle. Un modèle fondé sur la transformation locale, la montée en puissance de nos capacités productives et la construction d’un tissu industriel national, solide et durable. C’est dans cette perspective que s’inscrit la relance de quatre unités industrielles stratégiques. Premier acte concret et visible de notre réindustrialisation. A rappelé la ministre.
Toutefois, dit-elle, cette ambition ne pourra être pleinement réalisée sans une étape préalable essentielle. L’élaboration d’une stratégie nationale d’industrialisation, socle, indispensable pour opérer les choix sélectifs, identifier les filières prioritaires et traduire nos orientations en actions cohérentes et soutenables sur le long terme. C’est sur ce socle que reposeront toutes nos politiques sectorielles à venir. « Le lancement des travaux de la première zone industrielle, un espace structuré conçu pour accueillir les investissements, favoriser la transformation locale et créer des emplois durables au bénéfice de la jeunesse qui l’aime. Mais notre vision va bien au-delà. Le Corridor de Simondou ne doit pas être uniquement un axe d’exploitation minière, précise » la cheffe du département.
Aujourd’hui, rappelle t’elle, il doit devenir une véritable colonne vertébrale économique qui hérite des territoires traversés, intègre les communautés locales et crée de la richesse pour l’ensemble des populations concernées. C’est précisément le sens d’un projet d’aménagement de nouveaux parcs industriels, le Long du Corridor Simondou, qui transformera progressivement ce taxe en une chaîne de valeur nationale à part entière. Dans cette même logique, nous travaillerons en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture.
Cette modernisation des échanges suppose également une meilleure maîtrise des normes et de la qualité de nos produits, même si on appelle dans la qualité. Dans un environnement. C’est dans cette perspective que la ministre a rappelé l’importance du lancement du projet de construction du centre de technologie, d’inspection et de garantie des produits marchands, qui donnera à la Guinée les outils modernes nécessaires pour sécuriser ses flux commerciaux, garantir la qualité de ses exportations et renforcer durablement sa place sur les marchés régionaux et internationaux. Toute ambition industrielle sérieuse repose en premier lieu sur un cadre institutionnel solide et crédible.
C’est précisément pour cette raison que nous avons engagé en amont de tout autre dispositif le processus de révision du Code des investissements. Car, pour elle, il s’agit de poser les règles du jeu, adapter notre cadre incitatif aux réalités économiques actuelles, encourager les investissements productifs et renforcer durablement l’attractivité de la Guinée comme destination des investissements régionaux et internationaux. Et dans le secteur de l’économie, c’est à dire l’autorité, notre paradis, paradis de richesse et d’innovation.
Pour autant, un cadre juridique volontaire ne suffit pas à l’adoption. C’est pour ça qu’en complément et en cohérence avec cette offrande fondatrice, le projet d’appui à la compétitivité et à la durabilité industrielle viendra renforcer le dialogue public-privé, améliorer la coordination de nos politiques économiques et bâtir une action publique plus lisible, plus cohérente et davantage orientée vers les résultats. A reiteré Fatima Camara.
Naby Moussa Soumah




