Après une journée électorale marquée par le calme et une forte mobilisation citoyenne ce dimanche 31 mai, la Guinée est entrée dans la phase décisive du traitement des suffrages. Plus de 6,9 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour renouveler l’Assemblée nationale et élire leurs représentants locaux. Désormais, les regards sont tournés vers les Commissions administratives de centralisation des votes (CACV).
Invitée lors de l’émission spéciale « Soirée électorale », la directrice générale de la DGE, Djenabou Touré, s’est montrée rassurante quant à la vitesse de traitement des données : « À l’heure actuelle, plus de 50 % des CACV ont commencé la centralisation des résultats. Les procès-verbaux sont progressivement acheminés depuis les bureaux de vote vers les commissions de réception et de transmission avant leur traitement. »
Selon les premières évaluations de la DGE, le vote s’est déroulé dans des conditions globalement satisfaisantes. Si quelques retards à l’ouverture ont été constatés dans certains bureaux, des mesures exceptionnelles comme le prolongement des horaires de vote ont permis de garantir le droit de vote de chacun.
La DGE attribue cette fluidité aux innovations logistiques. La répartition des électeurs à travers près de 24 000 bureaux de vote a permis de réduire drastiquement les files d’attente interminables qui caractérisaient les scrutins passés. De plus, un centre d’appel inédit a permis de corriger les anomalies en temps réel.
« Le peuple guinéen a une nouvelle fois démontré son sens du civisme et sa maturité démocratique », a salué Djenabou Touré.
Le processus de sécurisation des données est désormais strictement encadré. Dans chaque commune, les procès-verbaux de dépouillement, listes d’émargement et bulletins nuls sont acheminés vers les centres de centralisation. Sous la supervision rigoureuse de magistrats, les CACV procèdent à la consolidation des chiffres avant de les transmettre à la DGE et à la Cour suprême.
Bien qu’aucun chiffre officiel sur le taux de participation n’ait encore été communiqué, la DGE se veut optimiste quant aux délais. Les premières tendances globales du scrutin pourraient être rendues publiques dès ce lundi, au rythme de la validation des données par les commissions locales. La transparence et la crédibilité du verdict des urnes reposent désormais entre les mains de ces précieux agents de centralisation.
La rédaction




