La nouvelle ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime Fatima Camara a été officiellement installée dans ses nouvelles fonctions à l’occasion d’une passation de service entre elle et Fassou Théa appelé à d’autres fonctions. Aucours de cette cérémonie présidée par le ministre secrétaire général du gouvernement en présence du vérificateur général et des cadres massivement mobilisés.

Visiblement satisfaite de la confiance placée en elle à la reconduisant au gouvernement par le chef de l’Etat, la ministre a souligné que la pêche est d’abord une ressource qu’on doit préserver, mais elle est également une activité économique essentielle qui nourrit nos populations, fait vivre de nombreuses familles et peut contribuer davantage à la création d’emplois et de richesses pour notre pays.

Pour Fatima Camara, notre action devra donc concilier ces deux exigences notamment, préserver durablement la ressource et mieux valoriser son potentiel économique. Cela suppose de poursuivre avec détermination la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, de moderniser progressivement la pêche artisanale, de développer l’aquaculture, mais aussi améliorer les infrastructures, la conservation et la commercialisation des produits de la pêche. A réitéré la ministre.

Cette orientation trouve naturellement sa place dans la dynamique de transformation économique portée par le président de la République à travers Simandou 2040. Une Guinée qui valorise davantage ses ressources, développe ses capacités productives et crée plus d’opportunités pour sa population.Et derrière ces orientations, il y a avant tout des femmes et des hommes.

Aujoird’hui, dit-elle, nous devons travailler ensemble pour améliorer les conditions de pêche, renforcer la sécurité, faciliter l’accès aux équipements et améliorer la conservation, le transport et la commercialisation du poisson. Nous devons aussi préserver ensemble cette ressource dont vivent tant de familles et qui appartient également aux générations futures. Vos réalités doivent être entendues et votre expérience du travail, du terrain, doit accompagner les décisions que nous prendrons.

Pour elle, notre ministère devra être proche du terrain, à l’écoute des acteurs et attentif aux réalités du secteur. C’est ainsi que nous donnerons du sens à notre action et saluer les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement, et rassurer de ma ferme volonté de poursuivre avec vous un dialogue constructif.

La modernisation de la pêche, le développement de l’aquaculture et plus largement de l’économie maritime nécessiteront des investissements, de l’expertise, de l’innovation et des partenariats solides. Nous voulons avancer avec vous dans une relation fondée sur la confiance, mais surtout sur des résultats qui bénéficient durablement au secteur et à notre pays. A souligné la ministre.

La ministre a enfin rappelé ceci  » nous avons des acquis à consolider, des défis à relever et surtout une mission à accomplir ensemble : celle de faire en sorte que nos ressources halieutiques soient mieux protégées, que ceux qui vivent de la pêche puissent exercer leur métier dans de meilleures conditions et que ce secteur contribue davantage à la sécurité alimentaire, à l’emploi et au développement de notre pays ».

Naby Moussa Soumah