Débuté le 14 octobre, l’atelier régional sur la gouvernance et la digitalisation des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil dans les pays africains membres de l’organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a pris fin vendre, 18 octobre 2924 sur une note de satisfaction.
A l’issue de cette rencontre d’une importance capitale, les participants ont formulé les recommandations auprès des parties prenantes. Ce sont entre autres :
Au gouvernement des pays d’Afrique, membre de l’Organisation internationale de la francophonie.
D’améliorer le cadre législatif réglementaire afin qu’ils prennent en compte les nouveaux défis et enjeux de modernisation des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil en lui intégrant la biométrie. L’utilisation des technologies de l’information et de la communication ainsi que l’exemple de protection de données à caractère personnel.
Encourager les pays africains francophonie à mettre au point et à appliquer des méthodes novatrices de déclaration d’enregistrement et de stockage permanent des faits l’état civil en vue d’accroître la couverture et d’améliorer l’exactitude des données.
Consacrer 0,15% du budget national annuel pour le financement de l’amélioration des systèmes d’enregistrement et l’établissement des faits d’état civil comme recommandé pour les statistiques lors de la quatrième conférence tenue à Mauritanie en 2017.
Éviter la multiplication des bases des données des personnes physiques. Et encourager la création d’une base unique de registre national biométrique des personnes physiques RMPP basé sur l’état civil comme fondation et à partir de laquelle, les autres services tels que les services d’identification, le fichier électoral où d’autres peuvent se connecter à travers des interfaces de collection spécifique à des domaines métiers pour l’authentification de l’identité des personnes grâce aux données alpha numérique et surtout biométrique.
Former les acteurs des systèmes d’état civil et mener les campagnes de mobilisation sociale pour réussir les missions de collecte des données des personnes à enregistrer dans la phase de registre des personnes physiques.
Impliquer toutes les couches sociales. Dans les campagnes de mobilisation sociale dans le cadre de recensement administratif à vocation d’état civil, il s’avère être une solution temporaire pour établir un registration nationale d’état civil complet dans les pays où le système d’enregistrement des frais d’état civil n’a pas fonctionné de manière optimale pour sensibiliser la population au piège de la fraude à l’identité lors des opérations de recensement administratifs à vocation d’état civil.
Mettre en place un cadre de coordination, des actions, des départements ministériels et des partenaires techniques et financiers pour l’enregistrement des événements d’État civils. Encourager le secteur privé, notamment les organisations qui utilisent les données en caractères personnel. Dont, structures de microfinance, assurances, Télécom etc. à travailler avec les États pour faciliter la mise en place de mécanismes de protection des données à caractère personnel. 

Aux agences gouvernementales en charge de l’état civil.
Mener des plaidoyers auprès des gouvernants, les partenaires techniques et financiers pour la mobilisation des ressources financières et expertise au fin de la mise en place des systèmes d’identification fiables.
Inciter les acteurs des systèmes d’état civil à l’établissement des statistiques à privilégier et encourager l’utilisation des compétences locales ou les expertises sous-régionales pour la mise en place des écosystèmes d’état civil modèles.
Reconnaître l’interopérabilité avec les systèmes de santé, la décentralisation et services sociaux comme les principales stratégies d’accélération pour améliorer l’enregistrement des naissances et de décès ainsi que le système d’enregistrement des fais d’état civil dans son ensemble. Et s’engager à leur adoption et à leur mise en oeuvre globale à tous les niveaux.
Aux partenaires techniques et financiers en général
De créer un stage de concertation périodique des acteurs du système d’état civil et de statistiques vitales au profit de tous les pays d’Afrique francophone.
Intégrer les autres acteurs tels que la santé et la justice dans les rencontres de concertation périodique sur le système d’état civil de l’établissement des statistiques vitales pour suivre les plaidoyers auprès des autres partenaires pour la mobilisation des ressources afin de financer les initiatives de mise en place des systèmes d’enregistrement des statistiques vitales.
Les pays invitent l’Organisation internationale de la francophonie.
À travailler aux côtés de l’Union africaine, de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (…) pour intégrer les recommandations et les principaux enseignements de cet atelier dans le programme afin que ces recommandations puissent être prises en compte lors de la prochaine réunion des ministres en charge de l’état civil.
Les participants ont également recommandé aux organisateurs de tenir cette importante conférence des ministres en Guinée. Compte tenu de son hospitalité légendaire.
Pour s’assurer que les améliorations des systèmes d’enregistrement des faits d’État civique dans la région sont bien suivies, il est important de renforcer les mécanismes de suivi des progrès. L’utilisation des données de l’État civil pour suivre les progrès est fortement encouragé et il est recommandé de mettre en place un mécanisme régional pour permettre un suivi étroit des stratégies d’amélioration du système d’enregistrement des faits d’état civil, y compris les recommandations issues des différentes rencontres statutaires des pays.
A noter que la cérémonie a été solennellement présidé par le secrétaire général du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, Mohamed Siké Camara.
Sékouba Kourouma
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