Le gouvernement guinéen vient de franchir un pas important dans le renforcement des capacités d’enseignement dans la perspective du projet Simandou. Ce lundi 27 Avril, il vient de lancer à travers le ministère de l’Enseignement Superieur et de la Recherche Scientique deux méga-projet d’envergure notamment MPS 30 et MPS 32 en présence d’éminentes personnalités de notre pays et du système d’enseignement Superieur.
Le directeur général de l’enseignement supérieur Sivory Doumbouya a rappelé que ce projet qui a pris 542 jours construit par plus de 90 enseignants-chercheurs nationaux, appuyés par 103 experts étrangers avec 60 programmes de master et d’apprentissage, des outils méthodologiques testés et validés. Pour lui, ce patrimoine qu’onstitue aujourd’hui, le socle sur lequel s’érigent les projets MPS30 et MPS32.
Prenant la parole, le délégué général de l’Unité d’Exécution de Simandou 2040, Mamadou Angelo Diallo qui visiblement satisfait est revenu sur l’urgence d’aligner l’université sur les réalités économiques du pays. Pour lui, la réussite du projet Simandou ne dépendra pas uniquement de l’extraction minière, mais de l’intelligence humaine capable de la gérer.
« Nous ne voulons plus seulement des diplômés, nous voulons des bâtisseurs d’économie. Le programme Simandou 2040 est en marche, et c’est dans vos amphithéâtres que se construit son moteur humain »
Ouvrant les travaux de lancement au nom du gouvernement, la ministre de l’Enseignement Superieur et de la Recherche Scientifique, Dre Diaka Sidibé a mis l’occasion à profit pour rappeler que ces deux projets ne sont pas de simples réformes administratives, ils sont l’expression d’une volonté politique des autorités au plus haut niveau.
Depuis 2022, notre pays s’est engagé dans une réforme ambitieuse de l’enseignement supérieur. Cette réforme a permis de franchir des étapes majeures, la reconstruction des plus de 140 programmes de formation, l’implication des sphères nationaux et internationaux, ainsi que la mise en place d’outils méthodologiques solides.
Pour elle, c’est pour répondre à ces défis que nous lançons aujourd’hui, ces deux projets. Car, le programme constitue le cadre stratégique de développement et de transformation magnétique. Selon elle,
« Il est prévu que le projet Simangou crée plus de 45 000 emplois directs et indirects à l’horizon 2030. Notre taux de croissance réel du PIB est estimé à 7,2% en 2025 selon le FMI. Cette dynamique économique exceptionnelle est une chance historique pour la Guinée, mais elle ne profitera pleinement aux Guinéens que si notre système universitaire produit les compétences dont l’économie a besoin ».
Aujourd’hui, nos 48 institutions d’enseignement supérieur produisent plus de 15 000 diplômés par an. Mais le taux d’insertion professionnelle après 12 mois, est de 38,96% qui ont un emploi. C’est précisément cette fracture structurelle, mais qui peut être corrigée, que MPS 30 et MPS 32 ont la vocation de prendre…..
Ce programme combien important vise à reformer en profondeur les contenus pédagogiques, afin de les aligner concrètement avec les besoins du marché du travail. La ministre de tutelle a en outre rappeler qu’il est temps de se tourner vers les formations de demain, les métiers de demain. Car dit-elle aujourd’hui, sans risque de se tromper, nous parlons tous d’intelligence artificielle, du numérique, du développement de la data. Il faut qu’on repense notre système en intégrant et en servant à de nouveaux métiers, qui forment, qui emploient et qui payent bien.
Il s’agit également de mettre en conformité les programmes que nous avons avec les standards internationaux.
Naby Moussa Soumah




