Les bureaux de vote de Coléah, dans la commune de Matam, ont connu une faible mobilisation des électeurs ce dimanche matin, à l’occasion ce double scrutin en Guinée. Dans plusieurs centres visités, les agents électoraux étaient présents, mais les files d’attente habituelles se faisaient rares.
Dès les premières heures de la matinée, quelques citoyens se sont présentés pour accomplir leur devoir civique, tandis que plusieurs bureaux restaient presque vides.
Pour Cheick Mohamed Diakité, président du bureau de vote Elhadj Mouctar Camara 1 dans le quartier Khourégbé a tenté de rassurer en affirmant que les électeurs pourraient venir progressivement au cours de la journée.
« Nous avons ouvert à l’heure avec tout le matériel nécessaire, mais pour le moment l’affluence reste faible ».
Selon Alpha Sylla, menuisier et habitant à Coléah Domino, ils évoquent le manque d’information, la méfiance envers le processus électoral ou encore des préoccupations économiques comme raisons de cette faible participation.
Malgré cette faible mobilisation observée dans plusieurs bureaux de vote, les autorités électorales appellent les citoyens à sortir massivement pour voter avant la fermeture des bureaux.
Le scrutin se déroule toutefois dans le calme, sous la surveillance des forces de sécurité déployées dans les différents centres de vote.
Ces dernières années, plusieurs scrutins organisés en Guinée ont enregistré des niveaux de participation variables selon les localités, avec parfois une faible affluence observée dans certains centres de vote à Conakry.
« Beaucoup de personnes ne sont pas venues voter aujourd’hui parce qu’elles sont parties au village pour les fêtes », témoigne Mohamed Touré, habitant de Coléah. Selon lui, plusieurs familles ont quitté Conakry depuis quelques jours pour rejoindre leurs proches à l’intérieur du pays, ce qui expliquerait la faible affluence observée dans certains bureaux de vote.
« Chaque année, pendant cette période, les gens profitent pour voyager et retrouver leurs familles. Cela a forcément un impact sur la participation », ajoute-t-il.

Ibrahima Sory Bangoura