A quelques heures du mois saint de Ramadan et de Carême, la ministre du Commerce et d’Industrie, Fatima Camara accompagnée d’une forte délégation de son cabinet entame depuis ce matin, des visites dans les entrepôts de Conakry. Partout de sages conseils ont été donnés afin que les citoyens soient soulagés en ce mois de pénitence. Visiblement satisfaite par endroit d’un stock important de premières nécessité, la ministre a souligné qu’au niveau du ministère un protocole d’entente entre la Douane, la Chambre de commerce d’industrie et d’artisanat a été signé pour soulager les citoyens en cette période de pénitence et de prière.
Le but de toutes ces visites c’est de faire un tour au niveau des grands importateurs pour nous rassurer que les denrées de très grande consommations sont effectivement disponibles et que le stock va être acheminé au niveau de l’intérieur du pays. Car, dit-elle, l ‘économie du marché est basée sur la libre concurrence. Donc ce protocole d’entente nous permet d’encadrer afin que cela ne se ressente pas trop sur les ménages. Donc ces prix plafonds permettent de limiter pour que les importateurs n’excèdent pas les prix qui ont été fixés.
Concernant le prix plafond, le directeur national du commerce intérieur et de la concurrence (DNCIC), Mohamed Traoré a rappelé que ces visites c’est d’abord s’assurer que le stock disponible soit aussi acheminé vers l’intérieur du pays puisque les populations guinéennes sont réparties dans toutes les préfectures de la Guinée.
Selon lui, il faut rassurer la population que le prix plafond est un mécanisme de régulation pour protéger le pouvoir d’achat du consommateur. Cela ne veut pas dire que le prix indiqué est le prix fléché pour être observé en tant que prix de vente.
Pour lui, « l’objectif, réel pour le département, est de s’assurer que quel que soit les augmentations fantaisistes, ces prix-là ne soient pas excédés dans ces différents marchés de la Guinée. Une fois dépasser cela constitue une infraction parce que nous avons calculé l’ensemble des charges des opérateurs, on a regardé le revenu des ménages et on s’est mis d’accord dans une concertation que ce sont des prix maximums qui peuvent être appliqués sur le marché. A rappelé le directeur natiinal. Aujourd’hui, par rapport au sucre, le sac de 50 kg ne doit pas excéder 350 000 à Conakry. Pour toutes les denrées alimentaires, on a décidé de plafonner les prix parce qu’avant, ce qu’on remarquait, chaque commerçant pouvait fixer le prix qu’il voulait. D’une boutique à une autre, on peut voir des variations de 10 000, 15 000, 20 000, 30 000.Cela n’est plus possible. Dès que c’est fait, c’est une mauvaise volonté et en ce moment, on doit réprimer. C’est pourquoi, le numéro vers 142 existe, pour que les gens soient vigilants.
Aujourd’hui, il y a une baisse sur quelques denrées. Il y a aussi une augmentation légère sur quelques denrées et ça, il faut comprendre que notre mécanisme est de réguler. Pour ne pas que le commerçant fixe ses prix quand il le veut, mais c’est pour que le citoyen soit protégé dans son exercice d’achat.C’est ce qui veut dire prix plafond. Nous a laissé entre M.Traoré.
Naby Moussa Soumah




