Le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures à travers la direction nationale de l’hydraulique a organisé jeudi 16 Avril à Conakry, un atelier de présentation et de vulgarisation du nouveau code de l’Eau. Cette cérémonie a été présidée par le sécretaire général dudit département en présence des partenaires et services sectoriels.

A cette occasion le directeur national de l’hydraulique, Ibrahima Sory Camara, a souligné que cette réforme vise à doter la Guinée d’un cadre moderne, cohérent et opérationnel capable de garantir une allocation équitable et transparente de la ressource entre les différents usagers, prévenir les conflits liés à l’eau, renforcer la protection des écosystèmes et sécuriser les investissements structurants, notamment dans le cadre du programme Simandou 2040.

Pour lui, la rencontre qui nous reunit constitue une étape décisive dans ce processus. Il doit permettre de croiser les expertises, d’enrichir les analyses et surtout de construire une vision partagée de la gouvernance de l’eau. À la hauteur des ambitions du programme Simandou 2040, notre responsabilité collective est engagée. Il s’agit de faire en sorte que l’eau, loin d’être une contrainte, devienne un levier de développement durable, de cohérence sociale et de souveraineté nationale. « e reste convaincu que les échanges qui auront lieu au cours de cet atelier permettront de consolider les bases d’un code de l’eau moderne, inclusif et orienté vers l’avenir. Sur ces mots, je vous remercie de votre aimable attention et vous souhaite des travaux fructueux ». A reitéré monsieur Camara.

Présente à cette cérémonie, la représentante de la Banque mondiale, Koulako Camara, a salué les avancées réalisées par la Guinée dans la réforme de la gouvernance de l’eau.

Elle a outre mis en avant l’importance du processus ayant conduit à l’adoption du texte, qu’elle a décrit comme participatif, coordonné entre plusieurs ministères et fondé sur une approche intégrée.

Ouvrant officiellement les travaux, le secrétaire général du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Bachir Camara, a inscrit cette réforme dans la vision globale portée par les autorités du pays. Car, pour lui, cette réforme du secteur de l’eau s’inscrit dans une vision plus large et plus ambitieuse, portée le Président de la République, Mamadi Doumbouya. Sa vision place la dignité humaine au fondement de toute action gouvernementale, et c’est précisément pourquoi, le secteur de l’eau a été mis au cœur de ses préoccupations. Car il n’est point de développement sans une gestion souveraine et durable de cette ressource vitale.

Selon lui, ce programme historique, qui repositionne la Guinée comme une puissance économique émergente, impose en retour une gestion rigoureuse, planifiée et durable de toutes nos ressources naturelles au premier rang desquelles, l’eau. Il était donc impératif de doter notre pays d’un cadre juridique à la hauteur de ces ambitions», a-t-il indiqué.

Le nouveau code de l’Eau repose notamment sur la reconnaissance de l’eau comme un bien public stratégique, l’adoption de la gestion intégrée des ressources en eau, la gestion par bassin hydrographique, ainsi que le renforcement des mécanismes de régulation : « Ce Code de l’Eau n’est pas un simple texte technique. C’est un instrument de souveraineté nationale; un levier de sécurisation des investissements; un outil de prévention des crises hydriques; et un pilier du développement durable de notre pays », a-t-il martelé.

Naby Moussa Soumah