Longtemps relégué au second plan dans le paysage sportif national, le tennis guinéen connaît aujourd’hui un regain d’intérêt qui suscite l’espoir chez les passionnés de la petite balle jaune. Après plusieurs années marquées par l’absence de compétitions régulières, le manque d’infrastructures et une faible visibilité, la discipline semble enfin reprendre vie.
Ces derniers mois, plusieurs initiatives ont été engagées pour redynamiser le tennis en Guinée. Des tournois locaux ont été relancés, attirant aussi bien les anciens pratiquants que de jeunes talents désireux de se faire une place dans ce sport exigeant. Les courts, autrefois désertés, retrouvent progressivement leur animation d’antan.
Pour les responsables sportifs, cette renaissance est le fruit d’efforts conjoints entre la Fédération guinéenne de tennis, les clubs et certains partenaires engagés dans le développement du sport. L’objectif est clair : reconstruire une base solide capable de former une nouvelle génération de joueurs compétitifs.
« Le tennis guinéen revient de loin. Aujourd’hui, nous constatons un véritable engouement autour de nos activités. Les jeunes s’intéressent de plus en plus à cette discipline », confie un responsable fédéral.
Cette relance intervient dans un contexte où plusieurs pays africains investissent davantage dans le développement du tennis. La Guinée entend ainsi profiter de cette dynamique pour retrouver sa place sur l’échiquier régional.
Malgré les défis qui subsistent, notamment le financement, l’entretien des infrastructures et la formation des encadreurs, les acteurs du tennis restent optimistes. Ils estiment que les bases d’un nouveau départ sont désormais posées.
Après des années de silence, le tennis guinéen semble donc prêt à écrire une nouvelle page de son histoire. Une renaissance qui nourrit l’espoir de voir émerger, dans un avenir proche, des talents capables de porter haut les couleurs nationales sur les courts africains et internationaux.
Ibrahima Sory Bangoura




