Construite pour sécuriser la traversée des piétons sur l’autoroute Fidel Castro, la passerelle située à Bonfi est aujourd’hui au cœur de nombreuses inquiétudes. Les riverains dénoncent un ouvrage devenu un espace d’insécurité, d’insalubrité et de désordre, mettant en péril la sécurité des usagers.
Chaque jour, des centaines de personnes empruntent cette passerelle pour rejoindre le marché de Bonfi ou traverser l’autoroute. Cependant, l’occupation anarchique des lieux par des vendeurs, la présence d’ordures ménagères et le manque d’entretien rendent la circulation difficile. Les piétons sont souvent contraints de se frayer un chemin entre les étals improvisés et les déchets, augmentant ainsi les risques de chutes et d’accidents. Plusieurs médias guinéens ont déjà signalé que certaines passerelles de l’autoroute Fidel Castro, dont celle de Bonfi, sont progressivement devenues des espaces de commerce informel et d’insalubrité.
Face à cette situation, de nombreux citoyens préfèrent traverser directement la chaussée, malgré la vitesse des véhicules. Ce comportement, motivé par la difficulté d’accès ou l’encombrement de la passerelle, expose quotidiennement les usagers à des accidents parfois mortels. Les autorités avaient pourtant rappelé que ces infrastructures ont été installées pour protéger les piétons et réduire les accidents sur les grands axes de Conakry.
Les habitants de Bonfi appellent les autorités à agir rapidement. Ils demandent le déguerpissement des vendeurs installés sur la passerelle, un nettoyage régulier, un meilleur éclairage ainsi que la présence permanente des forces de sécurité afin de garantir un passage libre et sécurisé.
Au-delà de Bonfi, cette situation met en évidence la nécessité d’une meilleure gestion des passerelles piétonnes à Conakry. Sans entretien, contrôle et sensibilisation des usagers, ces infrastructures risquent de perdre leur rôle premier : sauver des vies et assurer une circulation plus sûre pour tous.
Pour ce citoyen: « Chaque matin, je passe par cette passerelle pour me rendre au travail. Malheureusement, elle est devenue presque impraticable. Les vendeurs occupent une grande partie de l’espace, les déchets s’accumulent et, la nuit, l’éclairage est insuffisant. Beaucoup de personnes préfèrent traverser directement l’autoroute plutôt que d’emprunter la passerelle, malgré le danger. Nous demandons aux autorités de réhabiliter cet ouvrage, de le maintenir propre et de libérer le passage afin qu’il retrouve sa véritable vocation : protéger la vie des citoyens. »
Ibrahima Sory Bangoura




