Avec l’expertise du groupe de la Banque mondiale, de la Société financière internationale (SFI) et de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI), le secteur privé sous la clairevoyance des autorités de notre pays. Une rencontre a eu lieu ce mardi 23 juin ici à Conakry pour des échanges entre les acteurs concernés et les autorités denomée » Business Outreach ». Cette rencontre se veut un cadre important pour enlever des difficultés qui freinent l’élan de développement des entreprises locales, en plein émergence autour des enjeux et ambitions du programme « Simandou 2040 ».
Le vice président de la CGE-GUI, Patrice Camara, vice-président a rappelé la sous-utilisation chronique des financements extérieurs. Car, pour lui, Trop de financements viennent à la Guinée et repartent parce qu’ils ne sont pas utilisés, ou parce qu’on ne sait pas comment ils le sont. C’est à titre qu’il a souligné que ce déficit d’absorption n’est pas un manque de compétences, une idée reçue que M. Camara balaie d’un revers de main, mais plutôt le résultat de contraintes structurelles majeures.
Une méconnaissance profonde des règles de passation de marchés.
Les lourdeurs administratives liées aux mécanismes de décaissement de la Banque mondiale. L’accès particulièrement difficile aux garanties financières. Comparant la situation à une maladie que les acteurs doivent soigner fans l’ensemble, Patrice Camara a rappelé la force d’un patronat désormais unifié sous une seule voix, une dynamique de cohésion fortement impulsée par le président Mamadi Doumbouya.
Au cours de cet atrlier, la Banque mondiale ne compte pas revoir ses exigences à la baisse, mais propose de tendre la main. Mme Fatoumata Touré, représentante par intérim de l’institution, a rappelé que le développement du secteur privé reste le pilier indissociable de la performance de l’investissement public. Cet atelier doit ainsi servir de passerelle concrète pour orienter les entreprises locales vers des marchés d’envergure notamment les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la santé, le numérique et surtout le développement urbain.
Rappelons que selon la Banque Mondiele, les enveloppes viennent avec des conditions non négociables. C’est pourquoi, pour capter ces marchés, le secteur privé guinéen doit rapidement élever ses standards en matière de Rigoureure dans la gestion et intégrité. La transparence absolue, la conformité et durabilité environnementale et sociale….
En ouvrant les travaux au nom de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, le secrétaire général du ministère, Dr Mamoudou Touré, a precisé que le budget de l’État, qui est autour de 64 000 milliards de GNF (environ 7 milliards de dollars), est exécuté en grande partie via la commande publique.
Pour Dr Touré, le poids financier de la coopération avec les institutions de Washington; le portefeuille d’engagement de la Banque mondiale et de la SFI se chiffre aujourd’hui, autour de 1,5 milliard de dollars pour les seuls projets d’investissement.
Pour transformer cette manne financière en richesse locale et faire émerger de véritables « champions nationaux », l’État s’engage à attaquer de front les insuffisances opérationnelles des entreprises à travers trois leviers majeurs dont, l’application stricte de la loi sur le contenu local pour protéger et valoriser les entreprises guinéennes. Le rehaussement du seuil de passation des marchés publics (via la signature d’un récent arrêté), destiné à faciliter grandement l’accès des PME locales. L’évaluation globale des procédures nationales selon la méthodologie rigoureuse MAPS2 pour corriger définitivement les défaillances du système de gouvernance. A réitéré Dr.Mamoudou Touré.
Naby Moussa Soumah




