Le gouvernement guinéen a procédé ce mardi 14 Avril ici à Conakry au lancement des travaux de révision du code des Investissements. Cette cérémonie a été pésidée par le premier ministre chef du gouvernement en presence de quelques membres du gouvernement et des partenaires au développement.

Prenant la parole à l’occasion de ce lancement, le représentant pays de Enabel Said Karmaoui a souligné que la révision du Code des investissements que nous lançons aujourd’hui, représente une opportunité unique de doter la Guinée d’un cadre juridique moderne, attractif et aligné sur les meilleures pratiques internationales.

Selon lui, elle permettra à la Guinée de tirer pleinement parti des opportunités actuelles, notamment grâce aux perspectives exceptionnelles offertes par le projet Simandou. Ce projet constitue un lévier majeur de transformation économique pour la Guinée, mais aussi une opportunité concrète pour les entreprises belges de mettre à profit leur expertise, leur savoir‑faire et leur capacité d’innovation au service d’un développement durable et inclusif.

À ce titre, notre coopération belgo-guinéenne se poursuivra ainsi sous d’autres formes, et nous sommes convaincus que ces synergies seront mutuellement bénéfiques et porteuses de valeur. C’est à ce titre que la Belgique et Enabel resteront des partenaires engagés, fiables et tournés vers l’avenir. Ensemble, avec nos partenaires guinéens, nous continuerons à construire des solutions concrètes, à soutenir les réformes structurantes et à promouvoir un secteur privé dynamique, moteur de croissance et d’opportunités pour la jeunesse. A reitéré le représentant pays Enabel en Guinée.

Le secretaire géneral du ministère de l’Economie des Finances et du Budget, Mamoudou Touré a rappelé que les dépenses fiscales consenties par l’État, ont atteint environ 3,4 milliards de francs, soit 1,7% du PIB nominal et près de 15% des recettes fiscales mobilisées.
Plus encore, les dispositifs issus du Code des investissements ont représenté en 2023 près de 33% de la perte totale.
Ces chiffres appellent à une vigilance accrue et à une réforme lucide. Pour Monsieur Touré, L’enjeu est donc double, préserver l’attractivité du cadre d’investissement tout en garantissant que chaque avantage consenti génère un retour tangible pour l’économie nationale en termes de valeur ajoutée, d’emploi, de transfert de compétences et d’élargissement de l’assiette fiscale à moyen et long terme.

A cette occasion, la ministre du Commerce et de l’Industrie, Fatima Camara a rappelé que ce lancement n’est pas une réforme administrative, c’est une décision politique majeure, une décision qui s’inscrit directement dans la portée, la vision de son du Président de la République et du premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, une vision claire, une vision assumée et une vision exigeante. Faire de la Guinée une économie souveraine, productive et créatrice de valeurs pour les Guinéens.c’est pourquoi, la réforme du code des investissements est l’un des instruments centraux de cette vision.

Pour Fatima Camara, le président de la République a fixé un cap, reprendre la maîtrise de notre trajectoire économique, valoriser nos ressources sur notre territoire, bâtir une économie qui profite d’abord à notre peuple et inscrire durablement la Guinée dans une dynamique de transformation, ce cap nous oblige à sortir des logiques anciennes, il nous oblige à dépasser les approches passives, il nous oblige à faire des choix structurants et c’est précisément ce que nous faisons aujourd’hui.

Aujourd’hui, dit-elle, l’objectif, est de faire entrer la Guinée dans une nouvelle ère économique. Une ère où nos ressources sont transformées localement. Nos entreprises se renforcent. Notre jeunesse trouve des opportunités et notre économie gagne en souveraineté. Le code des investissements que nous allons construire doit être l’un des leviers majeurs de cette transformation. C’est pourquoi, nous n’avons pas le droit à l’erreur. Parce que derrière ce texte, il y a bien plus qu’un cadre juridique. Il y a un projet d’une Nation.

Lançant les travaux de cette cérémonie, le premier ministre chef du gouvernement, Amadou Oury Bah a rappelé sûaujourd’hui, l’État ne peut plus tout faire et ne peut pas tout faire si on veut avoir un développement harmonieux. Donc, tout ce qui est en train d’être fait, c’est créer les meilleures conditions pour le secteur privé.

Le code d’investissement qui est en train d’être révisé, c’est de créer un meilleur environnement pour que le secteur privé, aussi bien national qu’international, puisse trouver de meilleures conditions pour son développement. Aux dires du premier ministre, la réalisation du projet minier Simondou avec 20 milliards de dollars d’investissement avec l’écosystème que ça crée, les voies ferrées, l’exploitation de la mine, le port minéralier et le port commercial, tout cela crée des conditions particulièrement importantes pour le développement d’un secteur privé performant.

Naby Moussa Soumah